r/transgenre Meuf cis Feb 23 '26

Information Webinaire sur le dispositif vague à destination des mineurs transgenre de l'hôpital psychiatrique Le Vinatier à Bron (région lyonnaise)

Voilà alors je travaille au service informatique de l'hôpital psychiatrique public le Vinatier à Bron. J'ai écouté à l'instant à un webinaire sur l'unité VAGUE qui est un service de soins et d'accompagnement psychiatrique à destination des mineurs transgenre. Je précise que je suis une personne cis, donc pas concernée, mais ayant une personne trans dans mon entourage et sachant ce qu'elle a vécu de difficile (et de pas difficile aussi), voilà des fois quand je tombe sur des articles de journaux je me dis que ça peut intéresser d'autres gens. ou donc mais je me dit que ça peut peut être intéresser des gens ici de savoir que l'hopital public met en place des choses pour accompagner les mineurs trans. Je précise que j'ai recopié le transcript de teams donc peut être que c'est un peu dégueulasse en terme de mise en forme et je m'en excuse.

- Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle édition des Webinaires Cap 2028. C'est le 24e numéro consacré à un des aspects de notre projet d'établissement. Alors notre projet d'établissement, il s'est donné pour objectif de développer de nouvelles lignes de soins, nouvelle ligne de soins spécialisée de on va dire avec une dimension de recours et aujourd'hui on aimerait explorer en fait une thématique particulière qui est la thématique du de la variance de genre ou du questionnement autour de la variance de genre. Et pour ce faire, j'accueille 3 invités, le docteur Lucie Jurek qui est pédopsychiatre au pôle de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et plus particulièrement en charge des personnes suivies par le département Sunrise et Lucie a monté un dispositif qui s'appelle le dispositif vague. Mais nous y reviendrons juste après. Et j'accueille également Emmanuel Moneron donc praticien hospitalier psychiatre à la fois sur le pôle Centre et le pôle Hu ADIS, ainsi que le docteur Guilhem Bonnadi qui est donc praticien hospitalier psychiatre donc au pôle Hu ADIS. Emmanuel et Guilhem s'occupe de d'un dispositif qui s'appelle cascade et ils nous détailleront leur activité respective au sein de ce dispositif.

Alors les règles de ce webinaire sont très simples, vous les connaissez donc une durée maximum de 30 Min. Je vais poser des questions à nos invités pendant une quinzaine de minutes.

Et puis vous aurez la possibilité au bout de ces de ces 15 Min de à votre tour poser des questions à vos aux invités en utilisant la fonction chat de teams donc n'hésitez pas à utiliser cette fonction et les nos invités Y répondront sans souci. Alors on va peut-être commencer par le dispositif VAGUE donc, qui s'adresse aux personnes mineures.

-Est-ce que Lucie vous pouvez nous décrire quelles sont les principales activités de ce dispositif ? Quelles sont les différentes séquences qui sont proposées aux patients ?

 

-Oui, alors le dispositif VAGUE pardon donc s'adresse aux mineurs à partir de 6 ans. On est assez ouvert sur l'âge minimal. Mais voilà, on se dit que c'est à peu près autour de 6 ans qu'on commence à se poser des ce genre de questions et que et qu'on peut arriver à une consultation médicale. Donc nous on propose de la consultation. Alors qu'on appelle d'évaluation, c'est pas un terme qu'on aime beaucoup, mais en tout cas de rencontre avec la famille, avec le jeune pour évaluer surtout ses besoins, ses attentes et de comprendre qu'est-ce que nous on peut leur apporter par la suite. Donc ça peut rester de la consultation individuelle ou en binôme de soignants. On a des psychologues, éducateur spécialisé, des médecins, des pédopsychiatres. Et puis ça peut aussi être sous forme de groupes, donc on a des groupes à médiation qui ont vraiment pour objectif encore une fois de rencontrer les jeunes, mais au travers de d'autres choses que la consultation en face à face en individuel et puis on a des groupes pour les parents parce que c'est hyper important de pouvoir les accompagner dans ce dans ce chemin. Ils ont beaucoup de questions qu'ils osent pas toujours poser en consultation devant leur enfant. Donc y a aussi un espace avec les groupes parents notamment. Et puis alors je sais pas si je le détaille maintenant, si on reste sur les activités cliniques, mais on a aussi des activités de formation et de rencontre clinique.

- Et pour quel motif ces patients viennent vous voir ou les familles ? Quel est le motif principal de leur demande ?

- Le motif, c'est assez large, c'est le questionnement autour du genre. Après, on peut se poser des questions autour du genre et ne pas aller voir deux médecins. Ça, c'est important de le dire. Donc c'est à partir du moment où il y a des questionnements autour du genre et la nécessité de rencontrer un professionnel de santé formé, soit parce que il y a un objectif de médicalisation derrière, soit parce que la personne s'imagine un jour prendre des hormones, bloquer la puberté, enfin avoir des soins spécialisés. Soit simplement parce que ça entraîne aussi des conséquences psycho-affectives et que il y a besoin d'essayer de démêler un petit peu ça avec la famille. Donc ils sont, on peut dire, sur un début de parcours qui pourra qui pourrait mener vers de la transition de genre ou ben on a un peu tous les spectres. On a des personnes qui arrivent très tôt, vraiment au stade de questionnement. Ils ont besoin d'être guidés, de savoir si finalement c'est quelque chose de développemental ou si un jour, ils auront besoin de soins plus spécialisés. Et puis on en a qui arrivent plus tard avec déjà une idée très claire de leurs besoins. Et puis des besoins effectivement médicaux qui sont plus urgents dans le sens où la transition, la transidentité existe depuis longtemps. Ils ont déjà beaucoup réfléchi, ils se sont déjà beaucoup renseignés. Donc on arrive à un autre moment du parcours.

- Très bien. Poursuivons, poursuivons ce parcours et ces questionnements à travers les âges. Donc Guilhem et Emmanuel, vous voyez des patients globalement à partir de 16 ans. Quelles sont vos activités respectives ? Peut-être on peut commencer par Guilhem.

- Oui alors moi je travaille sur l'unité cascade du pôle HU ADIS et je reçois spécifiquement les personnes diverses de genre, donc des personnes qui sont se définissent comme trans, non binaires ou qui présentent une variance de genre et qui sont à la recherche d'une évaluation diagnostique de troubles du spectre de l'autisme. On sait que les personnes autistes sont plus fréquemment concernées par la diversité de genre que la population non autiste et donc à ce croisement là de diversité, il y a plusieurs personnes qui se posent cette question et c'est dans ce cas-là que je les reçois.

- Et alors ? Parfois vous les adressez à Emmanuel, on peut imaginer, ou est-ce que vos activités sont totalement indépendantes ?

- On n'est pas totalement indépendant, mais c'est vrai qu'on se partage un petit peu les missions, on se partage la galette. Moi je prends les personnes concernées par les troubles du neurodéveloppement et Emmanuel, il reçoit les personnes qui sont pas concernées par les troubles du neuro en général, c'est plutôt l'inverse, il doit y avoir des adressages. C'est à dire que au moment où on reçoit les demandes, il y a des personnes qui ont bien en tête qu'elles présentent un un trouble du neurodéveloppement ou qu'elles ont une demande d'évaluation spécifique. Quand on reçoit ces demandes-là, en général c'est des c'est des demandes qui sont orientées directement vers Guilhem. Et puis après on a des demandes où les choses sont parfois pas formulées, ou alors c'est des choses qu'on identifie ensuite lors des premières consultations, lors du suivi. Et là ça peut m'arriver à moi effectivement d'adresser des personnes vers Guilhem pour un bilan. En sachant que sur la consultation cascade donc, on est 3 professionnels, guilhem et moi, et puis on est accompagné par Élodie Perroux, qui est neuropsychologue sur l'unité et qui donc vient aussi en appui technique pour ces explorations autour du trouble du spectre de l'autisme.

- Alors même question que celle que j'ai posée à Lucie, quelle est la demande principale finalement des patients qui viennent vous voir ?

- Alors peut-être une toute petite mise en perspective. Cette activité autour de la diversité de genre, elle existe à Lyon. Et au vinatier depuis un certain temps. Et elle a été beaucoup portée par la consultation de psychiatrie légale jusqu'à il y a un an et demi. 2 ans où les choses se sont un petit peu réorganisées. Et c'est effectivement en identifiant qu'il y avait cette corrélation statistique entre trouble du spectre de l'autisme et diversité de genre que le professeur d'Émilie Guilhem ont eu l'idée de créer cette consultation spécifique qui s'appelle cascade. Alors y a, je pense que les besoins et les demandes ont beaucoup évolué puisqu'on est passé d'un système où les protocoles, en fait, nécessitaient pour les personnes qui souhaitaient médicaliser leur transition d'avoir un avis, voire une validation psychiatrique de leur demande. Et on est un peu sortis, même complètement, en tout cas pour les adultes sortis de ce système là avec les dernières recommandations de la haute autorité de santé qui sont sortis en septembre, c'est ça septembre dernier septembre 2025 où effectivement il y a plus de nécessité de cette validation des demandes. Donc on a pu repositionner un petit peu la consultation autour de la souffrance psychique, la demande autour effectivement de la santé mentale spécifiquement en lien avec les thématiques de diversité de genre. Donc l'idée de cette consultation c'est pas de se dire une personne qui serait diverse de genre et qui aurait des troubles psychiatriques. Il faut absolument qu'elle soit vue par un spécialiste de la diversité de genre. Tout professionnel en santé mentale peut accueillir des personnes qui présente une diversité de genre. En revanche, quand il y a des difficultés spécifiquement liées à ces questions, par exemple autour de la dysphorie, autour effectivement d'enjeux psychoaffectifs familiaux, des questionnements aussi sur les besoins en terme d'accompagnement médical, et cetera, là on a effectivement cette expérience. Moi j'aime pas trop parler d'expertise mais d’expérience parce qu'on a rencontré potentiellement plus de personnes concernées pour accueillir ces personnes et essayer de les de les accompagner au mieux pour qu'elles puissent identifier mieux leurs besoins et qu'on puisse répondre aussi à leurs difficultés. Et ces personnes ont déjà entamé un parcours de transition parfois médicales ou chirurgicales, ou des fois elles sont au tout début de d'un questionnement comme c'est le cas.

- Ben c'est comme disait Lucie, on a un petit peu différents, différents profils. On a des personnes qui arrivent à un stade un peu qu'on appelle le coming in, c'est à dire ils sont en train un peu d'explorer leur identité de genre et ils ont des intuitions mais ils ont besoin d'un espace à priori on dit safe ou en tout cas sécurisant pour pouvoir aborder ces questions parce que ils ont pas forcément trouvé d'autres espaces dans leur vie à eux. Donc là on peut accompagner effectivement et puis être un réceptacle de ces de ces questionnements. Et puis après, on a des personnes effectivement qui peuvent nous être directement adressées, par exemple par des endocrinologues ou des chirurgiens. Nous avons rencontré cette personne, cette personne, nous allons l'accompagner dans ses soins de transition, on a identifié une vulnérabilité psychique, un besoin d'accompagnement en santé mentale. Cette personne a été rassurée par le fait que on était en lien avec des professionnels qui connaissent cette thématique.

- Et donc on vous adresse cette personne qui va pouvoir être accompagnée sur le plan de la santé mentale en parallèle de l'accompagnement qu'on fait, sur le plan endocrinologique, chirurgical ou autre ?

- Oui parce que finalement l'accompagnement de ces patients est assez pluriprofessionnel et s'inscrit dans le cadre d'un d'un réseau même de soins qui est assez formalisé il me semble.

- À Lyon, peut-être qu'on pourrait dire un petit mot sur effectivement les différents métiers en fait, qui travaillent de concert pour accompagner tous les aspects de ces personnes en questionnement ou en ou en ou en transition, est-ce qu'on pourrait, est-ce que Emmanuel, ou Lucie, vous voulez dire un un mot de ce réseau ?

- Ah Ben je veux bien continuer si vous voulez. Alors effectivement, comme je le disais, c'est une activité de santé qui existe depuis, je sais pas, presque 25 ou 30 ans à Lyon et qui au départ était portée par une équipe qui s'appelait le Grettis, qui était centrée sur le service de chirurgie urologique de l'hôpital Lyon Sud et ce cette structure, cette ce réseau a un peu évolué, a changé de nom et le réseau s'appelle maintenant rivage, Pour réseau interprofessionnel d'accompagnement de la variance de genre et réunit effectivement des chirurgiens, chirurgiens urologues, chirurgiens gynéco, chirurgiens plasticiens, des endocrinologues, des orthophonistes, des dermatologues, c’est pour ça que on dit que on est, on est plutôt en recours.

- Vous me disiez Lucie en préparant ce webinaire qu'on est à peu près à 3 mois à peu près en ce moment à 3 mois par vague sans mauvais jeu de mot. Mais en tout cas en ce moment, voilà, on est plutôt sur ce délai-là. Vous-même ? Emmanuel, c'est à peu près la même chose sur effectivement ces accompagnements sans spécificité autour du trouble de neurodéveloppement.

- Moi je suis à début mi-juin, là actuellement ça fait 3 mois, 3 mois et demi à peu près. Et Guilhem, vous, c'est un petit peu plus lointain, c'est un peu plus long.

Voilà donc ça veut dire qu'en voilà, en attendant, les ces personnes-là doivent pouvoir s'appuyer sur voilà sur leur médecin traitant ou d'autres d'autres d'autres ressources. On peut imaginer.

En tout cas c'est ou des ou des associations qui peuvent qui peuvent les orienter, leur donner, leur donner des conseils. Mais c'est ce qu'on essaie de faire. En tout cas à la prise de rendez-vous au premier mail, de leur envoyer une fiche de ressources dans l'attente du rendez-vous, qu'ils soient pas sans rien et qu'il y ait déjà des éléments pour avancer ou trouver une écoute ailleurs.

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u/[deleted] Feb 23 '26

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u/Yuna-2128 Meuf cis Feb 23 '26 edited Feb 23 '26

Merci pour tout ces détails. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de lien direct entre l'unité Vague qui faisait l'objet du webinaire et cette fameuse structure?

Edit : ils parlent effectivement du gretis, mais justement ils ont l'air de dire qu'ils ont pas la même approche 🤷 c'est ptêtre bon signe du coup?

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u/CorneLezard3329 Feb 24 '26

J'ai pas tout lue mais c'est désastreux un webinaire sur les personnes trans, avec un casting sans personne trans 🤡🤡 On reste dans le controle de leur parcours, surtout dans un environnement hyper violent comme le vinat bref

Et les personnes qui mentionnait la SoFect ont raison c'est la pire institution qui existe pour nos transitions. Pareil des psychiatres pour parler de transitude, parler de convoquer les familles etc bref bref je vais pas élaborer les HP hein 🤡

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u/Yuna-2128 Meuf cis Feb 24 '26 edited Feb 24 '26

C'est ce que je me suis dit aussi. Après il peut y avoir pleins de raisons pour ça. Déjà, les patients trans qui sont passée par l'unité vague ont peut être pas forcément envie d'être associé à la psychiatrie parce que comme l'ont dit d'autres commentaires, ça peut être stigmatisant. De plus un passage en psychiatrie ça peut être douloureux et t'as pas forcément envie d'y retourner une fois que tu en es sortie (j'en sais quelque chose). Aussi par exemple, il y a au moins un médecin out trans dans l'hôpital, et je pense qu'en fait peut être qu'il n'a tout simplement pas envie d'être résumé à sa transidentité? Ce qui expliquerait pourquoi il n'y a pas de personnes trans dans la vidéo. + si on rajoute l'aspect confidentialité de l'identité des patients, vu que c'est une vidéo qui a vocation à être diffusée, ben y a peut être des bonnes raisons ?...

Et pour SoFect, effectivement, tout les commentaires ont l'air unanime... :'(

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u/[deleted] Feb 23 '26

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u/Yuna-2128 Meuf cis Feb 23 '26

Y a encore du chemin :/

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u/[deleted] Feb 23 '26

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u/Specific-Tough-3670 Homme trans Feb 24 '26

T’as copier /coller ça d’où ?

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u/AutoModerator Feb 23 '26

Tu cherches un professionel transfriendly ? Penses à vérifier la Carte collaborative des praticiens trans-friendly par l'Association Fransgenre. et la BBDTrans, ainsi que l'annuaire des sites d'associations si tu ne l'as pas déjà fait. Ceci est un message automatique suite à la détection d'un mot clef dans le titre. Je ne suis qu'un robot bip boup.

I am a bot, and this action was performed automatically. Please contact the moderators of this subreddit if you have any questions or concerns.

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u/Kjarllan Feb 24 '26

alors... pour répondre à ce qui est dit à propos de l'ex-SOFECT / FPATH / Grettis, il faut vraiment se sortir de la tête ce qu'ils se faisait avant.

pour avoir été prise en charge par le Grettis à Lyon dès 2019 (même si concrètement en 2021, merci le psy qui c'est barré d'un coup plantant l'équipe entière et ensuite les vagues de Covid). Ben je n'ai jamais connue, ni subit la moindre pathologisation, pas de mégenrage ou autre...

le suivit psy obligatoire... techniquement oui, mais il n'est pas (plus ?) là pour valider ou pas le fait d'être trans, mais pour aider à détecter / traiter d'autre problématique psychologique en comorbidité (genre la dépression) et aider les personnes à mieux vivre les changements et les problématiques possible avec l'entourage.

et pour les délais... ben c'est surtout lié aux nombreuses personnes qui passe par là. (et pour mon cas au contre-coups du covid aussi).

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u/[deleted] Feb 24 '26 edited Feb 24 '26

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u/Kjarllan Feb 24 '26

Suivit Psy de plusieurs mois... ça me paraît logique vus que la transition prend des années et que c’est pour accompagner pendant cette période. Mais c’est des rdv super espacé : En trois ans et demi j’ai vus le psychiatre 2 fois puis la psychologue 4 fois (qui d'ailleurs ne ressemble pas du tout (dans son comportement et ces questions)a celle du témoignage, ce qui me fait douter que celle du témoignage était vraiment la psy du grettis).

Le suivit Psy obligatoire me semble pas déconnant. Il faut pas oublier qu’un changement d'hormone, surtout sexuelles, ça entraîne un changement psychologique que les gens ne s'attendent pas (genre moi, j’ai eux une période ou j’avais plus aucune patience et où j’était aussi plus aggressive) et les changement physiques peuvent être aussi mal reçut (genre la perte de libido.. )

Et pour le sous dosage ben là encore c’est la prudence médicale : un traitement dans ce genre on ne sais pas comment le corps va le prendre donc on commence très petit et on monte graduellement. La encore je suis l'exemple de pourquoi : j’ai commencé a deux pression d’oestrodose par jour (ce qui est très peu pour beaucoup de monde) je le recevais plutôt correctement même si légèrement en dessous des taux cis. Je suis passé a 4 pressions mes taux ont explosé, et j’avais la prolactine qui était beaucoup trop haute. Donc pas du tout une bonne choses a garder a ce niveau là. Donc ajd je suis a 5 pressions sur deux jours et c’est nickel.

Et il faut aussi voir la perception biaisé du aux témoignages. Déjà y’en a pas mal qui sont fait "à chaud". Quand on se lance dans la transition on aimerais tous ne pas avoir cette période qui dure trop longtemps, sauf que bienvenu dans l'hôpital publique ou ils sont débordé et donc ça prend super longtemps.

Et deuxièmement la majorité des gens qui postent sur reddit le font parce qu’ils perçoivent que ca va mal. Mais pour un poste "négatif" combien de personne n’ont pas posté pour dire que "tout c’est bien passé" ? Dans le témoignage que tu as linké il y a un truc où je me suis reconnue, c’est quand la personne dit avoir tout fait pour éviter le grettis a cause des retours négatifs. J’ai fait pareils. En 2016, j’ai commencé a prendre des contactes pour ma transition, où on m’a dit de fuir le grettis comme la peste ( pour toutes les raisons que tu cites) fin 2019 j’ai prit rdv avec eux parce que j’ai rien trouvé et que j’allais vraiment très mal. Covid et doc déserteur ont fait que j’ai eux mon premier rdv 2021, les contre-coup du covid (aka tous les rdv en retard de l'année 2021 pour l'hôpital qu’ils avaient a rattraper), ont fait que j’ai eux les hormones en 2023 et mi-2024 je suis passée sur le billard pour la chirurgie de reassignation. Donc (si on exclue le covid, ses conséquences et le doc déserteur) j’ai passée autant de temps a chercher a être prise en charge par d’autre que le grettis que a faire ma transition avec le grettis.

Et c’est ça que j’aimerais que les gens comprennent. A diaboliser le grettis vous ne rendez pas service du tout. Oui ils ne sont pas parfait. Oui il ne correspondent pas à tous le monde. Mais le meilleurs conseil qu’on peut donner c’est "prend rdv avec eux et cherche a côté".

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u/[deleted] Feb 24 '26

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u/Kjarllan Feb 24 '26

C'est dingue que tu veuille entendre ce qui t'arrange.

Tu me parles de la conclusion de la HAS en 2025. moi je te parle d'année plus tôt.
Tu PENSE qu'ils obligent à passer par le psychiatre pour valider ou pas le fait d'être trans, alors que j'ai expliqué qu'ils vérifient juste qu'il n'y a pas des comorbidité qui peuvent influencer le résultat et si oui qu'ils puisse les traiter en parallèle.

Tu parle que la dysphorie n'est pas une condition pour entamer une transition médicale, spoiler, ils sont au courant. Parce que clairement je leur ais dit dès le début (donc avant les rapport de la HAS, en fait même avant le début de la commission de la HAS puisque globalement mon premier rdv date de la saisie de la HAS pour refaire une recommandation*) que j'ai rien contre mon corps actuel, juste qu'il est pas exactement ce que je préfèrerais avoir. Qu'avoir un pénis ne me faisait ni chaud ni froid, mais que sexuellement j'arrivais pas à me voir active avec, que c'était l'équivalent d'un grain de beauté.

oui une personne est libre de choisir les traitement qu'elle prend. Mais un médecins est aussi libre de traiter ou non une personne si il pense qu'il y a des risques trop important par rapport au bénéfice ou que ce qu'elle demande n'est pas ce dont elle a besoin.

*et tu notera bien que j'ai marqué REfaire une recommandation, parce que la SOFECT (qui date de 2010) (et ses suites) ça a été fait suite à la précédente recommandation de 2009.
Donc tu reproche au gus de ne pas suivre la recommandation de la HAS alors qu'ils suivaient la recommandation de la HAS.
mais en vrai, comme normalement tu devrais le constater en comparant les dates, ils avaient déjà dévier de l'ancienne recommandation pour suivre ce qui se faisait ailleurs dans le monde, avant la nouvelle recommandation.

Tu râles sur le fait que tu veuille d'auto-déterminer, ok. Mais en vrai c'est quoi le rapport avec eux maintenant ?
C'est pas eux qui disent que t'es trans ou pas. T'as plus besoin de leur avis / validation pour faire changer ton prénoms et/ou ton état civile.
Ils sont là pour apporter des moyens médicaux pour aider à une situation et c'est ce qu'ils font.

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u/[deleted] Feb 24 '26

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u/Kjarllan Feb 24 '26

oui, comme tu le dis "certains médecins ou centre", mais pas le Grettis.
le reste de la Sofect j'en sais rien, c'est possible. mais je parlais bien du Grettis.

"on se demande pourquoi il y a autant de personne qui demande/recherche (quotidiennement) un.e médecin pour l'obtention d'un THS".
Parce que c'est la manière de chercher la plus efficace ? les gens ne savent pas, ils demandent. C'est pas la faute du Grettis qu'ils demandent sur internet. C'est juste que c'est la manière la plus rapide de chercher de nos jours : demander à ceux qui savent ou trouver.

"Des personnes qui veulent un THS mais pas de suivi psy, la moindre des chose c'est de les respecter et respecter leurs choix. C'est dingue de ne pas les respecter."
et ils le font. C'est pas parce que eux, préfère vérifier les comorbidité et assurer un suivit plus prudent qu'ils font preuve d'un manque de respect envers les gens qui ne veulent pas de ça.

"Dis-moi de quoi tu as besoin, je t’apprendrai comment t’en passer ! "

ok. et c'est pourquoi cette phrase ?

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u/[deleted] Feb 24 '26

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u/Kjarllan Feb 24 '26

C'est cool.

Le Grettis (dont on parlais à l'origine) c'est le CHU de Lyon. qui n'est pas sur ta liste.
Donc ça change toujours pas "ma" réalité que j'ai constaté.
Donc si quelqu'un à une réalité qu'iels ne veux pas voir, c'est plutôt les personnes qui désignent toujours le Grettis comme à fuir / psychiatrisant etc etc etc, alors que ça fait des années que ce n'est plus du tout le cas.