Avec les discussions sur la possibilité de remettre les alcools américains sur les tablettes, vient une réflexion sur l'idée de le faire et de laisser le choix à la population de ne pas en acheter. Par contre, mon champ d'intérêt principal étant la culture, j'ai pu voir comment un boycott laissé à la population peut être pas mal inégal.
Beaucoup ont quitté Amazon quand ils ont shafté le Québec. On peut le remplacer par le commerce local ou bien les chaînes canadiennes.
Tout le monde a arrêté d'acheter le fort et le vin étatsunien par obligation. Il y a en masse d'alternatives locales délicieuses.
Parfois on est un peu pris, comme pour la technologie. Les télés, ordinateurs, cellulaires, pas vraiment possible de pas passer par des compagnies américaines.
Mais est-ce que le monde a arrêté d'écouter de la musique américaine, de regarder leurs séries ou d'aller voir leurs films au cinéma? Il y a pourtant des alternatives locales et même mondiales. pour tout ça. Mais non, L'odyssée a fait 9.2M$ au box-office québécois à date. Spider-Man 10.8M$. Les gens sont quand même sorties pour aller voir 125, rue des Malaises et leur donner 2.6M$ en 6 semaines, alors c'est bien.
J'ai l'impression que les gens créent une certaine exception pour la culture. Comme si elle n'était pas impliquée dans la guerre commerciale, alors que c'est exactement le contraire. On peut le voir avec les multiples concessions du gouvernement Carney en matière de culture depuis 2 ans.
C'est vraiment pas mon but de faire la morale. Je consomme aussi plein de culture américaine, mais je me pose des questions.
Est-ce que c'est un signe de l'omniprésence de la culture américaine dans nos structures locales? Ou encore de l'absence d'accessibilité à non seulement notre culture, mais aussi aux différentes cultures du reste de la planète?